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Des enfants font leur rentrée sans toit où dormir

À Amiens, Clermont-Ferrand et Villeurbanne, des familles entières ont préparé le cartable de leurs enfants sans savoir où elles passeraient la nuit.

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Des enfants font leur rentrée sans toit où dormir
Courrier picard

Nuits sur des cartons devant la gare d'Amiens

Sur le parvis de la gare d'Amiens, une quarantaine de personnes dormaient encore lundi soir sur de simples morceaux de carton, à quelques heures de la rentrée des classes, rapporte le Courrier picard. Faute d'hébergement d'urgence, des familles entières, originaires pour la plupart de République démocratique du Congo, y passent la nuit depuis bientôt une semaine.

Parmi elles, de nombreux enfants âgés d'un an à 18 ans sont scolarisés dans la ville, de l'école Émile-Lesot au Faubourg de Hem, en passant par Luzarches, La Hotoie ou Saint-Riquier.

Une mère raconte au journal s'être retrouvée à la rue le jour même de l'état des lieux de son logement, avec ses deux enfants de 7 ans qui devaient entrer en CP le lendemain matin. Une autre, arrivée à Amiens en décembre 2024, explique que l'association dont elle dépendait ne prend plus en charge les familles dès que les enfants atteignent 3 ans.

Quatre cartables sur un trottoir de Clermont-Ferrand

À Clermont-Ferrand, Lorik, 14 ans, Liane, 10 ans, Andorre, 8 ans, et Aulaune, 6 ans, ont failli passer dehors la nuit précédant la rentrée, raconte France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. Arrivée d'Albanie il y a deux ans, la famille a été expulsée le 27 juillet de son centre d'hébergement pour demandeurs d'asile après le rejet de sa demande d'asile.

« Ça fait bizarre d'aller à l'école sans savoir où dormir. Je me sens un peu triste », dit Lorik, qui sert d'interprète à son père, Blerim, avec ses frères et sœurs. Le père, lui, est catégorique : « Mes enfants iront à l'école quoi qu'il arrive. L'école, c'est tout ce qui leur reste. »

Alerté par un parent d'élève de l'école Jean Moulin, Frédéric Campguilhem, militant CGT Éduc'Action et membre du Réseau Éducation Sans Frontières, sollicite chaque jour le 115 pour tenter de reloger la famille. Le mois d'entraide bénévole qui a permis à la famille de tenir touche à sa fin.

Plus de 2 300 mineurs sans solution

Selon Mediapart, plus de 2 300 mineurs étaient encore sans solution d'hébergement en France le jour de la rentrée, presque deux fois plus qu'il y a quatre ans. Le journal a suivi à Villeurbanne, dans le Rhône, la journée de Sihem et de ses quatre enfants, décrite comme une course contre la montre pour éviter la rue.

À Amiens, la solidarité s'organise place Fiquet : des commerçants ont distribué des cartons pour isoler du sol, et un bénévole prénommé Kamel a apporté des plats préparés. « C'est vraiment bienvenu car les enfants n'ont mangé que des gâteaux ce soir », confie une mère de trois enfants.

Les associations invoquent la convention internationale des droits de l'enfant, qui « se doit d'être respectée ». Les sources ne précisent pas quelle réponse les pouvoirs publics comptent apporter à ces familles.

Vangelis - L'enfant · Edit0122 · YouTube

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